30 octobre 2006
Crash test
Quand on fabrique quelque chose, une voiture, une maison, un objet ; on veut être surs de sa fiabilité. Il serait dommage que notre toit s’écroule ou que nous mourrions d’un accident tragique suite à une défaillance technique. Alors pour garantir cette efficacité, une nuée de spécialistes s’active à tester le produit. Une fois entre les mains de l’utilisateur, il n’y a (théoriquement) aucun danger. Mais qui s’occupe de notre propre situation si ce n’est nous même, parfois un parent ou un ami ?
On pourra me trouver inconsciente, méchante ou simplement stupide qu’alors je veuille être certaine de moi car pour cela, j’ai besoin de mettre un coup de pied dans l’édifice de ma vie. Des fois rien ne s’écroule, souvent ça tombe. Parfois on reconstruit de la même façon, mais à quoi bon reconstruire si l’on est conscient que tout va de nouveau s’effriter.
La sottise ? la peur ? l’amour ? Je ne sais pas, mais je pense que parfois certaines choses doivent être préservées même si pour cela il faut solidifier trente fois le montage. Mais alors quand tout s’effondre est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Je me suis longuement posé la question, pourquoi cette attitude, pourquoi ce besoin de tout détruire comme dirait certains, mais je ne pense pas qu’au fond ma volonté soit destructrice. Après tout, si certains aiment vivre dans un palais de cristal, je ne pourrais supporter l’idée que ma vie est si fragile. Pourtant, il semblerait que si.
On ne peut pas tout choisir, mais on peut choisir de ne pas agir dans le sens de la foule car un montage médiocre ne vaut pas grand-chose même si beaucoup s’en satisfont. A tout cela, il y a un gros risque, ne jamais être compris et finir dans une solitude accablante. Mais après tout pourquoi préféré un entourage à dire vrai futile plutôt qu’être seul, car au fond la pire des solitudes c’est d’être seul parmi les autres.
Parfois surgit de nulle part un ami vous fait rire, d’autre fois une imitation se retourne contre vous. C’est cela qui fait le plus mal, la trahison et pour s’en défaire il faut éliminer cette part de semblant qui subsiste parfois à nos côtés. Il est évident que l’on peut parfois se tromper, « mal » agir, faire du mal. Oui, c’est sur. Mais pour briser le cristal, il faut parfois casser un diamant.
Même si des perles coulent des mes yeux, de cette perte, faut il l’accepter ou se battre pour lui ; je ne sais pas encore une fois. Il faut laisser une chance au destin, c’est parfois préférable.
Il est facile de juger quelqu’un qui ne suit pas le comportement de la masse, mais faut-il pour autant le condamner ? La vie est notre seul chemin même si on préfère le poursuivre à plusieurs pour franchir les obstacles et partager le bonheur.
23 octobre 2006
Arc-en-ciel
L'arc-en-ciel est provoqué par la dispersion de la lumière du soleil par des gouttes de pluie approximativement sphériques. La lumière est d'abord réfractée en pénétrant la surface de la goutte, subit ensuite une réflexion partielle à l'arrière de cette goutte et est réfractée à nouveau en sortant. L'effet global est que la lumière entrante est réfléchie vers l'arrière sous un angle d'environ 40-42°, indépendamment de la taille de la goutte. La valeur précise de l'angle de réflexion dépend de la longueur d'onde (la couleur) des composantes de la lumière. La lumière bleue est réfractée à un plus grand angle que la lumière rouge, mais en raison de la réflexion totale, la lumière rouge apparaît plus haut dans le ciel et forme la couleur externe de l'arc-en-ciel.
Un arc-en-ciel n'a donc pas réellement d'existence physique mais est une illusion optique dont la position apparente dépend de la position de l'observateur. Toutes les gouttes de pluie réfractent et reflètent la lumière du soleil de la même manière, mais seulement la lumière d'une petite partie des gouttes de pluie atteint l'œil de l'observateur. C'est l'image formée par la lumière de ces gouttes de pluie que nous voyons sous forme d'arc-en-ciel.
D'un avion on peut voir le cercle entier de l'arc-en-ciel avec l'ombre de l'avion (donnant la direction opposée au Soleil) en son centre.
20 octobre 2006
Poursuivi
Chaque jour cette même question, chaque jour cette même hésitation, et si après tout ca ne servait à rien!?!
Les yeux s'ouvrent et se ferment par battement sur la nouvelle journée mais la douleur elle n'est jamais partie, plus forte encore la nuit quand on ne ressent rien d'autre que son corps plongeant dans la torpeur (libératrice?).
Déjà il faut avaler les "antidotes" qui permettront non pas d'améliorer le quotidien mais de le supporter, car je ne sais pas si on peut considérer la prolongation d'une journée misérable comme amélioration du quotidien. Ensuite, il faut endurer la journée, à chaque heure qui passe, l'accumulation des bruits pèsent plus sur ce corps déjà usé. Discrètement pendant le déjeuner une autre dose de ce qui m'est devenu une drogue et la journée se finit dans une somnolence quasi-habituelle.
Les nerfs ont laché, quand on est poursuivi il faut savoir se retourner et si cet ennemi est impossible a tuer, apprenez a le connaitre pour mieux vivre avec.
C'est votre combat, retournez vous!
18 octobre 2006
Le voyageur de l'au-delà
Bonjour, je m’appelle Gabriel.
Aujourd’hui, je suis sorti du coma. Des gens que je ne reconnaissais plus sont venus me voir à l’hôpital. Oui, ils sont venus me voir, m’observer comme un miraculé. A part ma mère, sûrement ma sœur aussi quand elle avait la possibilité de faire le long trajet qui sépare les Etats-Unis de la France, je pense qu’aucun ne s’était réellement soucié de mon sort de légume. Les docteurs m’ont dit que je serais transféré dans un institut spécialisé où mon corps pourra enfin sortir de sa torpeur. Je n’ai plus de muscle et avaler est même un combat pour moi.
Ma mère m’a donné un miroir pour que je puisse y voir mon nouveau visage. Ce visage qui a vieilli de dix ans sans que je m’en rende compte. Elle avait l’air si heureuse de me voir que des larmes coulèrent sur ses joues de velours. Le poids de son existence se voyait sur son visage mais elle n’avait presque pas changé. Les nouvelles rides étaient surtout celles de son inquiétude, de sa tristesse. Je trouvais ces rides belles et fortes. Quand je l’ai revue pour la première fois et qu’elle m’a souri, tout son visage s’était illuminé, on ne les voyait presque plus alors que quand elle s’était remémorée l’accident, elles ont ressurgi pour façonner son visage dans une mine tragique. Rien qu’en regardant ses rides, on pouvait deviner les émotions immédiates de ma mère.
Elle parlait sans reprendre son souffle et moi je la regardais, elle me manquait beaucoup là-bas. La maladie de mon père, le mariage très réussi de ma petite sœur, les petites choses de la vie, son voyage à Venise l’an passé, tout y est passé. Elle m’a fait une liste de tous ces ancêtres morts dont je ne me souvenais pas même l’existence, non, elle n’a pas dit « mort », elle a dit « décédé » cela leur laisse peut-être l’espoir d’être encore vivant quelque part. Avant j’aurais dit que non, la mort était la fin de tout, notre cœur cesse de battre, les neurones se détruisent et alors ce que nous appelons notre conscience disparaît, c’est la fin et rien de plus. Pourtant, aujourd’hui je doute de ce qui me semblait alors logique.
Pour tout le monde, ce que je vis aujourd’hui est un saut dans le temps, comme si brutalement j’étais passé de l’anniversaire de mes dix-huit ans à cette chambre d’hôpital grise où je me retrouve, moi, vingt-huit ans et une tête de zombie blanche comme mes draps. Ce que tout le monde pense est totalement faux, durant tout ce temps j’étais bel et bien conscient de ce qui m’arrivait. Je ne peux pas croire que ces dernières années étaient le pur fruit de mon imagination. C’était trop réel. J’aurais eu tant de choses à raconter qui auraient paru si étranges que l’on aurait pu m’interner, alors je n’ai rien dit.
11 octobre 2006
Paradoxe
Je le considère comme le mal de ma vie qui s'obstine mais je ne peux pas lui ôter sa chance
Je sais le mal qu'elle se donne pour moi mais je prend plaisir à la détruire
Je l'adore et il fait tout pour moi mais je n'ai su que le défaire
Je l'admire depuis toute petite mais je continue à avoir des soupçons
Je les supportent difficilement mais je les regrette beaucoup
Je le considère comme mon père mais je ne serai jamais sa fille
Je l'aime et je le regarde s'en aller
04 octobre 2006
Jeu de mains
Emmêlée dans tes doigts, ma main est un marchant de tendresse. Elle va et vient telle une vague délicate qui effleure ton être. Sans hâte, elle sillonne chaque courbe de ton corps qu’elle aime tant. Parfois de son revers glacé, elle s’amuse à faire frissonner ta peau détendue. Lorsqu’elle s’approche des frontières de ton corps ce n’est plus qu’une caresse, alors elle essaie de se faire douce et légère pour éveiller tous tes sens.


