Tout est relatif

Dessinez moi.... euh ce que vous voulez moi j admire!

29 décembre 2006

Obstination

Une incertitude qui sourit sur le sable doré. Vous la regardez et elle vous regarde vous noyer. Vous ne pourrez pas dire après ça que vous n’étiez pas prévenus, mais pourquoi s’entêter l’homme ne peut respirer sous l’eau. La vie c’est cela, me répondrez-vous essoufflés quand la vague vous aura rejeté sur la rive.

Vous aurez les cheveux salés et les yeux humides mais déjà votre regard fixera l’horizon. Le temps fuira entre les mains, vous n’aurez pas le temps.

Vous plongerez à nouveau dans la grande bleue, débordant d’espoir, c’est vous qui déborderez. A nouveau sur le sol, vous vous relèverez.

Les cheveux mouillés, une larme salée coulera sur votre joue. Vite vous l’essuierez, vous n’aurez toujours pas le temps de StrangeWorldpleurer. Le temps ne coulera plus entre vos mains, il s’en ira à flot. Irrésistible, l’eau vous happera de nouveau.

Une larme hagarde dans la mer, une goutte noircie par la rancœur ne trouve pas sa place dans un océan de cristal. Vous marcherez alors sans but, errant seuls et pourtant tous ensembles sur la rive. Des mains se rejoindront pour être plus fortes. Vous resterez sur la rive.

Pour un si long voyage, il vous faudra beaucoup de force et vous n’en aurez pas conservé jusqu’alors constamment entre deux eaux. Vous attendez sans cesse quelque chose qui ne vient jamais, vous attendez et comblez votre attente en vous évadant, en fuyant, en vous échappant.

Si la rive est si proche et que vous ne parvenez jamais à l’atteindre, peut-être faudra-t-il un jour croire vous-même en ce que vous faites, ce que vous êtes. L’homme qui cesse de croire meurt bien avant celui dont le cœur cesse de battre.

Sur la grève, les membres tendus et la mâchoire crispée, vous avancez. Une respiration profonde, un dernier regard vous fermez les yeux. Un, deux, trois…

Tout votre corps s’élance. Il court, léger, sur le sable brûlant. Une décharge électrique qui fend la plage jusqu’à l’océan. L’eau froide prend votre cheville. L’écume blanche enroule déjà votre torse. La vague arrive, immense. Vous sentez son ombre par chacun de vos pores. Vous êtes une poupée de chiffon ballottée par la mer. La rive est proche, vous la sentez.

Les paupières closes, la respiration coupée, vous nagez depuis des heures. Vous êtes douleur et vous n’avez pas senti votre main effleurer le sable fin. La mer vous dépose sur la berge, vous vous endormez.

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09 décembre 2006

La vie

Quand lorsque le soleil se couche, le temps est venu pour nous de tirer un trait sur cette nouvelle journée d’absurdité, nous pouvons nous demander le sens profond de notre existence. Mais pourquoi toujours chercher à trouver un sens à ce qui est ?

Sûrement parce que la nature ne semble rien faire au hasard, si notre existence n’était qu’une absurdité, nous serions alors l’erreur de la nature. Il est dur de croire que la nature ait généré un spécimen de notre complexité par erreur. Peut-être que le hasard a conduit à notre évolution, mais certainement pas une erreur dans le sens où nous serions malvenus, comme une race parasite qui est apparu pour se proliférer sans retenue et pourrait finir par balayer toute forme de vie sur Terre.

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La vie est bien étrange. Si elle n’a pas de sens, qu’est ce qui lui donne ce désir souverain de se conserver, se diversifier, proliférer ? Parce que c’est ce qu’elle fait, et son envie de proliférer est si grande que les hommes rêvent déjà d’envoyer une matrice sur une autre planète pour aller la contaminer avec cette graine magique qu’est la vie. Oui, magique, elle l’est. L’homme croit tout pouvoir expliquer mais l’expliquer elle-même est une tout autre affaire. L’homme croit, mais peut-être qu’il se trompe depuis le début.

Trouver un but, de la cohérence ou même simplement un motif qui expliquerait ne serait ce que nos propres actes, semble tout à fait impossible. Qui peut honnêtement se targuer de ne faire et n’avoir fait que des choses justifiées ? Notre propre vie nous est étrangère. Nous la regardons passer comme un film, parfois nous la regardons passer sans même en profiter quand elle ne nous fait pas souffrir. En effet, cette vie nous fait souffrir à un point que parfois nous pouvons nous demander pourquoi nous voulons tant préserver notre souffle vital. Certains choisissent d’arrêter de se demander mais la foule vit.

Après tout, la raison de notre existence n’a pas plus d’importance que l’existence elle-même. Et bien qu'après cette vie certains croient en une autre meilleure, personne ne tient la vérité absolue si cette vie est unique il ne nous reste plus qu’à l’absorber, s’en enivrer jusqu’à ce que notre corps rayonnant n’arrive plus à porter ce poids si lourd.

Alors, nous vivons.

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11 novembre 2006

La clé de mes rêves.

Sur une pierre, j’ai découvert une clé prisonnière d’un écrin de velours. Le soleil était haut dans le ciel et dans le lac se reflétait un monde à l’envers. Quand je me suis penchée au dessus de ce miroir liquide pour y contempler mon reflet, j’y ai vu les nuages. C’était comme si la lumière qui me parvenait avait soucieusement évité de m’éclairer. Mon regard ne pouvait voir que la beauté et dans ce décor fabuleux, je ne devais avoir aucune place.
            Alors, je regardais la petite clé raffinée qui scintillait dans ma paume. Son contact était froid et je décidais de la refermer dans son étui. Délicatement, je glissais mon trésor dans la poche de mon sac de toile grossière et le serrant encore dans ma main, j’essayais d’imaginer quelle serrure dorée cette clé pouvait bien ouvrir.
          
Loin devant moi sur l’autre rive du lac, je m’imaginais un château aux tours effilées. Couleur d’ivoire, il s’insérait harmonieusement dans le décor de la végétation luxuriante. Perché sur une colline, son architecture en terrasses fleuries laissait juste apparaître quelques dômes percés de grandes baies de verre. Les murs s’appuyaient harmonieusement contre les troncs centenaires d’arbres gigantesques qui étalaient leurs ramures en un toit végétal qui devait laisser filtrer une lumière tamisée dans l’édifice.
            J’avançais d’un pas en avant pour l’admirer de plus près mais le miroir du lac n’était pas solide et je plongeai dans l’eau glaciale. En tombant, je vis s’effacer au loin le mirage de mes rêves. L’eau me happa sans un bruit et ne me délivra pas de son étreinte. Elle était forte et je n’avais plus la volonté. L’instant me submergea et j’ouvris les yeux pour contempler cet instant qui me semblait le dernier.

            C’est la que je t’ai vu, mon rêve. Si tu avais disparu alors que je plongeais dans l’eau ce n’est que parce que j’avais troublé la surface du lac. Ce que je regardais, c’était l’image, pas l’objet.

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Dans la vie, il y a ceux qui agissent et ceux qui rêvent. Le rêve est une chose magnifique, mais quand la réalité rejoint le rêve c’est encore mieux, beaucoup mieux. J’ai rêvé que vivait, c’est étrange. La prise de risque en valait-elle la peine, oui sûrement car ce que je vis me donne l’envie de rêver. On peut être gagnant partout, mais l’erreur est humaine et j’ai perdu beaucoup.
          
Il me manque encore une chose, le courage. Le courage de me jeter dans la vie que je désire… mais j’ai peur car cette vie si merveilleuse soit-elle est plus proche du rêve que de ma réalité. Si jamais je réalisait que je n’étais pas à la hauteur, il serait trop tard et alors me relever sera quelque chose de très difficile. Cependant, je sens monter en moi ce désir presque insoutenable… le reste de l’année va être long, très long.

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30 octobre 2006

Crash test

Quand on fabrique quelque chose, une voiture, une maison, un objet ; on veut être surs de sa fiabilité. Il serait dommage que notre toit s’écroule ou que nous mourrions d’un accident tragique suite à une défaillance technique. Alors pour garantir cette efficacité, une nuée de spécialistes s’active à tester le produit. Une fois entre les mains de l’utilisateur, il n’y a (théoriquement) aucun danger. Mais qui s’occupe de notre propre situation si ce n’est nous même, parfois un parent ou un ami ?

On pourra me trouver inconsciente, méchante ou simplement stupide qu’alors je veuille être certaine de moi car pour cela, j’ai besoin de mettre un coup de pied dans l’édifice de ma vie. Des fois rien ne s’écroule, souvent ça tombe. Parfois on reconstruit de la même façon, mais à quoi bon reconstruire si l’on est conscient que tout va de nouveau s’effriter.

La sottise ? la peur ? l’amour ? Je ne sais pas, mais je pense que parfois certaines choses doivent être préservées même si pour cela il faut solidifier trente fois le montage. Mais alors quand tout s’effondre est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Je me suis longuement posé la question, pourquoi cette attitude, pourquoi ce besoin de tout détruire comme dirait certains, mais je ne pense pas qu’au fond ma volonté soit destructrice. Après tout, si certains aiment vivre dans un palais de cristal, je ne pourrais supporter l’idée que ma vie est si fragile. Pourtant, il semblerait que si.

On ne peut pas tout choisir, mais on peut choisir de ne pas agir dans le sens de la foule car un montage médiocre ne vaut pas grand-chose même si beaucoup s’en satisfont. A tout cela, il y a un gros risque, ne jamais être compris et finir dans une solitude accablante. Mais après tout pourquoi préféré un entourage à dire vrai futile plutôt qu’être seul, car au fond la pire des solitudes c’est d’être seul parmi les autres.

Parfois surgit de nulle part un ami vous fait rire, d’autre fois une imitation se retourne contre vous. C’est cela qui fait le plus mal, la trahison et pour s’en défaire il faut éliminer cette part de semblant qui subsiste parfois à nos côtés. Il est évident que l’on peut parfois se tromper, « mal » agir, faire du mal. Oui, c’est sur. Mais pour briser le cristal, il faut parfois casser un diamant.

Même si des perles coulent des mes yeux, de cette perte, faut il l’accepter ou se battre pour lui ; je ne sais pas encore une fois. Il faut laisser une chance au destin, c’est parfois préférable.

Il est facile de juger quelqu’un qui ne suit pas le comportement de la masse, mais faut-il pour autant le condamner ? La vie est notre seul chemin même si on préfère le poursuivre à plusieurs pour franchir les obstacles et partager le bonheur.

oryx

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18 octobre 2006

Le voyageur de l'au-delà

Bonjour, je m’appelle Gabriel.

Aujourd’hui, je suis sorti du coma. Des gens que je ne reconnaissais plus sont venus me voir à l’hôpital. Oui, ils sont venus me voir, m’observer comme un miraculé. A part ma mère, sûrement ma sœur aussi quand elle avait la possibilité de faire le long trajet qui sépare les Etats-Unis de la France, je pense qu’aucun ne s’était réellement soucié de mon sort de légume. Les docteurs m’ont dit que je serais transféré dans un institut spécialisé où mon corps pourra enfin sortir de sa torpeur. Je n’ai plus de muscle et avaler est même un combat pour moi.
            
Ma mère m’a donné un miroir pour que je puisse y voir mon nouveau visage. Ce visage qui a vieilli de dix ans sans que je m’en rende compte. Elle avait l’air si heureuse de me voir que des larmes coulèrent sur ses joues de velours. Le poids de son existence se voyait sur son visage mais elle n’avait presque pas changé. Les nouvelles rides étaient surtout celles de son inquiétude, de sa tristesse. Je trouvais ces rides belles et fortes. Quand je l’ai revue pour la première fois et qu’elle m’a souri, tout son visage s’était illuminé, on ne les voyait presque plus alors que quand elle s’était remémorée l’accident, elles ont ressurgi pour façonner son visage dans une mine tragique. Rien qu’en regardant ses rides, on pouvait deviner les émotions immédiates de ma mère.

Elle parlait sans reprendre son souffle et moi je la regardais, elle me manquait beaucoup là-bas. La maladie de mon père, le mariage très réussi de ma petite sœur, les petites choses de la vie, son voyage à Venise l’an passé, tout y est passé. Elle m’a fait une liste de tous ces ancêtres morts dont je ne me souvenais pas même l’existence, non, elle n’a pas dit « mort », elle a dit « décédé » cela leur laisse peut-être l’espoir d’être encore vivant quelque part. Avant j’aurais dit que non, la mort était la fin de tout, notre cœur cesse de battre, les neurones se détruisent et alors ce que nous appelons notre conscience disparaît, c’est la fin et rien de plus. Pourtant, aujourd’hui je doute de ce qui me semblait alors logique.

Pour tout le monde, ce que je vis aujourd’hui est un saut dans le temps, comme si brutalement j’étais passé de l’anniversaire de mes dix-huit ans à cette chambre d’hôpital grise où je me retrouve, moi, vingt-huit ans et une tête de zombie blanche comme mes draps. Ce que tout le monde pense est totalement faux, durant tout ce temps j’étais bel et bien conscient de ce qui m’arrivait. Je ne peux pas croire que ces dernières années étaient le pur fruit de mon imagination. C’était trop réel. J’aurais eu tant de choses à raconter qui auraient paru si étranges que l’on aurait pu m’interner, alors je n’ai rien dit.

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11 octobre 2006

Paradoxe

Je le considère comme le mal de ma vie qui s'obstine mais je ne peux pas lui ôter sa chance

Je sais le mal qu'elle se donne pour moi mais je prend plaisir à la détruire

Je l'adore et il fait tout pour moi mais je n'ai su que le défaire

Je l'admire depuis toute petite mais je continue à avoir des soupçons

Je les supportent difficilement mais je les regrette beaucoup

Je le considère comme mon père mais je ne serai jamais sa fille

Je l'aime et je le regarde s'en aller

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04 octobre 2006

Jeu de mains

    Emmêlée dans tes doigts, ma main est un marchant de tendresse. Elle va et vient telle une vague délicate qui effleure ton être. Sans hâte, elle sillonne chaque courbe de ton corps qu’elle aime tant. Parfois de son revers glacé, elle s’amuse à faire frissonner ta peau détendue. Lorsqu’elle s’approche des frontières de ton corps ce n’est plus qu’une caresse, alors elle essaie de se faire douce et légère pour éveiller tous tes sens.

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12 juin 2006

Souvenir déroutant

Elle était là sage et seule quand elle s'est faite agresser
Elle était là sage et seule quand le court du temps s'est arrêté
Elle a fermé les yeux une seconde et s'est retrouvée dans un autre monde
Le temps d'un battement de paupières elle était repartie en arrière

cachez

Chaque soir inlassablement, elle le faisait encore et encore
Les gestes étaient simples et elle en connaissait l'ordre parfait
T
out d’abord, elle retirait ces vêtements qui étouffaient sa peau
Elle se dépêchait et voulait arracher cette seconde peau artificielle
Dévêtue, elle réglait la température et faisait couler l'eau
Retournant sur ses pas, elle enlevait ses derniers artifices usuels
Enfin dans sa nudité la plus complète, elle pénétrait dans la cage
L'eau éclaboussait son visage et coulait le long de son corps
Elle prenait son temps et laissait chaque muscle se décontracter
Elle oubliait tout et laissait l'eau battre son dos dans un massage


Le moment était beau, simple, apaisant et cela lui suffisait
Alors qu'elle étalait le savon sur sa peau et s'appliquait à le faire mousser
Une main se posa sur sa hanche et s'enroula autour de sa taille
Cette main, elle la reconnaissait car elle l'aimait encore
Serrant son corps tendrement, elle naviguait sans jamais livrer bataille
Car elle était sienne et lorsque tout son corps se posa contre elle
Elle ne put que sourire de vivre dans le creux d'une main si belle
Les deux peaux collées l'une à l'autre n'étaient pas étanche aux sentiments
Elle entendait son souffle mais vivait son amour plus intensément
Il était rouge, brûlant et l'auréolait protecteur d'or

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02 juin 2006

Instantané

J'ai été l'espace d'un instant le reflet parfait de toi même
C'est l'unique fois où toi et moi avons fusionné en un
Ensuite, tu a poursuivi ta route alors que je me suis figée
Tout était si beau à cet instant, que le temps n'était rien
Je pouvais rester là sans bouger, et je n'avais pas le choix
Car je ne suis qu'un instantané des plus belles respirations
Car je suis le reflet de ce que tu as été pour moi cet instant
Instantané n'est pas fané et mon éternité te fera trembler
Car alors que tu t'assombrira toujours de ta jeunesse je brillerais
Si la colère se tait, je pourrais devenir le miroir de ton être
Mais n'étant qu'un avec toi constamment, je perdrais mon être
Alors le miroir inverse et l'amour donné devient amour reçu
Car je ne suis qu'un échange, le duo de nos deux voix
La liberté n'a plu de sens si elle signifie être loin de toi
Je ne suis qu'un instantané, instantané d un moment passé


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24 mai 2006

Amour captif

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Elle avançait féline dans la nuit. Ses pas de velours ne brisaient ni  le silence pesant du grenier ni le voile de poussière qui couvrait le sol.

Ses yeux étaient grand ouverts dans l’obscurité et elle pouvait discerner les contours des objets de son passé.

Ce qu’elle cherchait, elle l’avait caché au plus profond du désordre chaotique de ses affaires il y a bien longtemps. Pour le mettre à l’abri mais surtout pour s’en protéger.

Difficile à manipuler, elle aurait facilement pu se brûler en le gardant en elle. Heureusement, elle avait réussi à l’enfermer dans une boîte d’argent avant de se faire détruire.

Mais aujourd’hui, elle en avait marre de rester dans la routine de sa vie, il fallait qu’elle libère tout son amour.

24.05.06

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